
Un grand plaisir ce matin : voir mon compteur kilométrique "distance restant à parcourir" passer de 3 à 2 chiffres. Que je le veuille ou non, j'ai beau ne pas être là pour la performance sportive ... il n'empêche que de voir que j'approche si près du but, ça fait quelque chose. Heureusement car la fatigue est bien là. Elle le fait savoir régulièrement. En fait, je m'en suis aperçu lors de la descente des Monts du Leon, de la Cruz de Ferro vers El Acebo. Tous les ingrédients nécessaires étaient alors rassemblés : le soleil, la longue montée puis la descente raide, le chemin accidenté, rocailleux, la crispation constante liée à la crainte de tomber, les nombreux kilomètres déjà dans les jambes ... Enfin, il fallait bien que ça arrive, sinon j'aurais pu être accusé de dopage. Ce soir, je suis dans un gîte "à la ferme", au sens le plus immédiat du terme, tant l'odeur de bouse de vache est forte, heureusement, seulement à l'extérieur. Le gîte lui-même est de qualité, moderne et confortable. A recommander.

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