Ca y est. Cette fois-ci, je suis dans la fameuse Meseta : des champs de blé à perte de vue ; pas la moindre habitation. "Etendues plates, démoralisantes et monotones" comme le dit le guide. C'est un peu comme si en France on enchaînait la Beauce, puis la Brie, pour terminer avec la Picardie, en supprimant les fermes et en ne conservant que des villages tous les dix ou vingt kilomètres.Les 30 km sont franchis dans la matinée. Arrivée au gîte à 13 h. Hontanas : un trou intégral au milieu de nulle part. Encore une bonne sieste. Un dîner passionnant : contrairement à ce que j'ai pu écrire récemment, des contacts se sont établis sur le chemin ce qui nous fait constituer un groupe de 5 pèlerins français qui nous retrouvons chaque soir. Pendant tout le repas, nous échangeons sur la question suivante : "Quelles ont été, initialement, mes motivations pour aller à Santiago ? Quelles sont-elles aujourd'hui ?". Nous procédons comme à Fondacio : on écoute, on n'interrompt pas. Puis ensuite on rentre dans questions / réponses. Un régal. Comme quoi, tout peut arriver.

Bravo Louis
RépondreSupprimerTu sais que je te soutiens par la pensée et la prière. Bien sur je regrette de ne pouvoir être à tes cotés sur cette marche vers Saint Jacques.
Que ce soit pour toi un enrichissement personnel dont, je le sais, tu sauras nous faire profiter à ton retour.
J'ai vu François à la Mutualité il y a 8 jours. Nous avons pu parler que briévement.
Bon courage
Michel