Autrefois, le pèlerin désirant se rendre en un sanctuaire lointain demandait une lettre de recommandation au curé de sa paroisse. Cette lettre attestait son état de pèlerin recommandable à ceux qui pouvaient lui offrir l'hospitalité. Elle lui servait aussi de laissez-passer auprès des autorités civiles, militaires et ecclésiastiques rencontrées sur sa route. Aujourd'hui, la créanciale est un signe d'accueil de l'Eglise vis-à-vis de futurs pèlerins sincères, effectuant une démarche personnelle, et ouverts à un chemin spirituel. Si cette créanciale ne saurait être considérée comme un document administratif légal, elle constitue cependant un signe fort d'appartenance au peuple des pèlerins et des itinérants. Dépuouillé de ses attributs habituels, sociaux et professionnels, le marcheur retrouve sur le chemin une identité simple de pèlerin, de chercheur de Dieu. Aujourd'hui, l'Eglise remet la « compostela » (attestation de pèlerinage) à l'accueil de la cathédrale de Saint-Jacques, au vu de la créanciale dûment tamponnée aux haltes quotidiennes. Pour ce qui me concerne, j'ai obtenu ma créanciale à l'évéché de Versailles. C'est Olivier LEBORGNE, vicaire général et curé intérimaire de ma paroisse, Saint-Michel à Versailles, qui m'a béni et envoyé sur le chemin.
vendredi 24 avril 2009
La créanciale
Autrefois, le pèlerin désirant se rendre en un sanctuaire lointain demandait une lettre de recommandation au curé de sa paroisse. Cette lettre attestait son état de pèlerin recommandable à ceux qui pouvaient lui offrir l'hospitalité. Elle lui servait aussi de laissez-passer auprès des autorités civiles, militaires et ecclésiastiques rencontrées sur sa route. Aujourd'hui, la créanciale est un signe d'accueil de l'Eglise vis-à-vis de futurs pèlerins sincères, effectuant une démarche personnelle, et ouverts à un chemin spirituel. Si cette créanciale ne saurait être considérée comme un document administratif légal, elle constitue cependant un signe fort d'appartenance au peuple des pèlerins et des itinérants. Dépuouillé de ses attributs habituels, sociaux et professionnels, le marcheur retrouve sur le chemin une identité simple de pèlerin, de chercheur de Dieu. Aujourd'hui, l'Eglise remet la « compostela » (attestation de pèlerinage) à l'accueil de la cathédrale de Saint-Jacques, au vu de la créanciale dûment tamponnée aux haltes quotidiennes. Pour ce qui me concerne, j'ai obtenu ma créanciale à l'évéché de Versailles. C'est Olivier LEBORGNE, vicaire général et curé intérimaire de ma paroisse, Saint-Michel à Versailles, qui m'a béni et envoyé sur le chemin.
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