
Aujourd’hui, je ne parlerai pas du chemin proprement dit mais de spiritualité parce que j’ai été profondément marqué par un événement tout à fait inattendu.
Nous arrivons complètement fourbus au gîte à Lascabane, un tout petit village du Lot. François me demande si on va à la messe. A priori c’est oui, mais il y a une difficulté sérieuse l’église est à deux km du gîte : une demi-heure de marche, or nous avons du mal à mettre un pied devant l’autre. Par chance, la personne qui nous reçoit nous propose de nous y conduire : OK.
Et alors là, nous participons à quelque chose d’exceptionnel. Le prêtre, avant de commencer la célébration, nous annonce tout simplement qu’il va laver les pieds de tous les pèlerins présents en signe d’accueil ! Il nous donne avec simplicité la raison de ce geste en citant des extraits de la règle rédigée par Saint Benoît lorsqu’il a fondé l’ordre bénédictin, vers l’an 480 ou 490. Au chapitre 53, il demande à ses moines, au sujet de l’accueil : « Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ, car il dira un jour : J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu. … C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin particulier, car, en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit. »
Nous étions une bonne vingtaine de pèlerins ; chacun a eu droit à ce signe d’accueil vraiment émouvant.
Ce geste ne sort pas de n’importe où. Il est rapporté par l’évangéliste Jean, au chapitre 13. En voici quelques extraits. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père … Jésus se lève de table, quitte son vêtement et prend un linge qu’il se noue à la ceinture, puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. … Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit : Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. »
Quand on vous dit qu’il se passe des choses étonnantes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ! Je peux vous assurer que ceci restera gravé dans ma mémoire pour toujours.
Nous arrivons complètement fourbus au gîte à Lascabane, un tout petit village du Lot. François me demande si on va à la messe. A priori c’est oui, mais il y a une difficulté sérieuse l’église est à deux km du gîte : une demi-heure de marche, or nous avons du mal à mettre un pied devant l’autre. Par chance, la personne qui nous reçoit nous propose de nous y conduire : OK.
Et alors là, nous participons à quelque chose d’exceptionnel. Le prêtre, avant de commencer la célébration, nous annonce tout simplement qu’il va laver les pieds de tous les pèlerins présents en signe d’accueil ! Il nous donne avec simplicité la raison de ce geste en citant des extraits de la règle rédigée par Saint Benoît lorsqu’il a fondé l’ordre bénédictin, vers l’an 480 ou 490. Au chapitre 53, il demande à ses moines, au sujet de l’accueil : « Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ, car il dira un jour : J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu. … C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin particulier, car, en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit. »
Nous étions une bonne vingtaine de pèlerins ; chacun a eu droit à ce signe d’accueil vraiment émouvant.
Ce geste ne sort pas de n’importe où. Il est rapporté par l’évangéliste Jean, au chapitre 13. En voici quelques extraits. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père … Jésus se lève de table, quitte son vêtement et prend un linge qu’il se noue à la ceinture, puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. … Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit : Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. »
Quand on vous dit qu’il se passe des choses étonnantes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ! Je peux vous assurer que ceci restera gravé dans ma mémoire pour toujours.

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