samedi 25 avril 2009

Direct News

Une étape de liaison sans aspect particulier. Marcher humblement avec ton Dieu." Cela n'est pas naturel, pour moi, d'où la nécessité de prendre quelques leçons. ..

1 ère leçon

Il y a 4 - 5 jours, nous avions réservé une chambre pour deux personnes. Elle contenait trois lits. Face à l'affluence des pèlerins, le propriétaire du gîte nous demande si nous accepterions un troisième homme. Pas de problème, c'est OK. Coucher à 21 h. Notre invité se révèle être un vrai bolide de l'endormissement (et je m'y connais dans la matière) : moins de 10 secondes après avoir fermé le livre qu'il lisait, il est déjà endormi. J'admire la performance. Sauf que dans les cinq secondes qui suivent, la chambre est remplie d'un énorme ronflement. Bravo les gars. Je râle en moi-même, je m'énerve (normal non ?). Une tentative du côté des boules Quiès. Zéro. Le sommeil finit toutefois par arriver. Le lendemain, au petit déjeuner, je fais part de mon agacement à François, juste pour parler ... Sauf que François me répond gentiement "Mais tu sais, Louis, quand tu t'es endormi, tu as ronflé deux fois plus fort que lui." Bon. Ben, voilà ... Pas très agréable à entendre, mais si c'est la vérité ... J'ai pensé immédiatement à ma chère Monique à qui je fais subir régulièrement ce type de traitement. Je lui ai demandé un télépardon.

2ème leçon

Dans l'Aubrac, nous progressons sur un chemin bien approvisionné en boue. Comme nous y enfonçons au point de craindre sérieusement que cette belle matière ne finisse par rentrer dans nos chaussures (pourtant hautes) nous marchons sur les côtés qui sont loins d'être plats ; en fait ils forment un vé bien prononcé.Tout d'un coup, j'ai un mauvais réflexe. Peut-être me suis-je cru au ski et qu'il fallait mettre les carres. Sauf que les chaussures de marche n'ont pas de carres. Erreur funeste payée cash car mon pied amont part en dérapage bien latéral, sur sa trajectoire il rencontre rapidement le pied aval et l'embarque sur le côté. Résultat : je m'écroule à la verticale. Heureusement que le haut ducorps tombe sur le bord du chemin ; mais alors, pour ce qui est des pieds et des jambes !.. Ils nagent dans une boue bien épaisse et collante. Je peux vous dire que dans une telle situation on n'est pas très fier de soi. Ca ramène vite à une perception concrète des choses de la vie. Le plus amusant, c'est que cet incident m'a amené à penser à mon arrière,arrière-arrière ... arrière-grand'père : un certain Adam, dont le nom signifie en hébreux "le glébeux". J'étais bel et bien dans la glèbe. Je me suis suis reconnu de sa lignée.

3 ème leçon

L'écart qu'il peut y avoir entre ce que l'on souhaite faire dans la vie et ce que l'on peut faire réellement. Un exemple : François, dans un accès violent de super forme, me distance sérieusement parce que j'e suis arrêté pour prendre une belle photo (j'en ai déjà fait 50 en dix jours. Quel tri à faire !). Je me dis : "Pas de problème, je vais remonter mon retard rapidement". Eh bien non. J'ai ramé derrière lui sur une bonne distance : on n'a pas toujours les moyens de ses idées ou de ses envies.

A suivre

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