A midi, nous avons donné dans les mondanités ... Nous nous sommes invités chez Giscard à ESTAING. En réalité, nous avons dévoré notre pique-nique au pied du château. Chacun son standing.
Le soir, gite à la ferme. Ca sentait ben fort et ben bon la France profonde. Très sympa.
Nouvelle rubrique sur le blog : la pensée du jour.
« Un grand sage oriental (François) a dit un jour (aujourd'hui), très spontanément : la différence qu'il y a entre un pèlerin de Saint-Jacques et un escargot, c'est que le pèlerin ne se déplace pas sur le ventre ! (Ouf ! Profond !). Et continuant sa méditation il ajoute quelques instants plus tard : D'ailleurs l'escargot n'ira jamais jusqu'à Compostelle. » J'ai été amené à m'incliner devant une telle profondeur de pensée... Sauf que ça m'a épuisé.
Je tiens à apporter ici un correctif à un des titres récents dans lequel le webmaster se permet d'annoncer que « Louis et François offrent des fleurs à leurs épousent respectives ». NON et NON !Ceci est une fausse nouvelle. La réalité : c'est Louis qui offre un bouquet de fleurs (des pissenlits) à François pour marquer le coup à l'occasion du premier anniversaire, huit jours, de vie commune. C'est pas de l'affection ça ?

Je profite de ce petit creux dans l’information pour répondre à la question que plusieurs personnes m’ont posée : « Mais pourquoi donc te lances-tu dans cette démarche, un peu folle sous certains aspects ».
La réponse est très simple, on la trouve écrite dans un bouquin qui a été écrit il y a bien longtemps ; la Bible.
J’en extrais seulement deux passages :
-Le premier m’interpelle depuis des dizaines d’années. Il est dans le Deutéronomeau chapitre 8, versets 2-3 :« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait connaître la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour te faire découvrir quel’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »
Il y a également un texte du prophète Michée au chapitre 6, verset 8 :« On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : riend’autre que d’accomplir la justice, d’aimer avec miséricorde et de marcherhumblement avec ton Dieu. »
En écho à cela voici un texte que j’ai découvert il y a quelques semaines,pendant le Carême, dans le livre de prière de tous les jours MAGNIFICAT :« Je partirai avant le jour pour la sainte montagne sur la Parole du Seigneur …Je marcherai en sa présence Au pas de sa lumière. Je goûterai dans le désert le silence où résonne chaque parole du Seigneur …Je veux offrir à son attente le fruit secret de la confiance. Je puiserai en plein midi mon courage et ma force dans la parole du Seigneur …Je garderai l’écoute ardente jusqu’à la source des eaux vives. Quarante jours, quarante nuits avant l’aube de Pâques où la Parole s’accomplit : déjà s’élève dans l’Eglise L’action de grâce pour l’alliance. »
Depuis mon crapahutage à TAMANRASSET, en 2005, j’attendais de retourner dans le désert ; c’est si beau et ça porte tant à la méditation… Je n’aurais jamais pensé qu’un jour le désert se situerait dans le sud de la France et le nord de l’Espagne … Ils sont fous ces romains ….
Voici enfin un texte de méditation proposé par MAGNIFICAT, le mardi 31 mars 2009, et qui m’a beaucoup parlé alors que je me préparais à partir sur le chemin : « Partir. Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visibledans le lointain … A l’aube, il faut partir. Il faut dire adieu. La séparation, finalement, n’est pas dans l’éloignement mais dans le détachement. Oui, quand tu veux prier, il faut ouvrir ta maison et dénouer ton âme à Dieu. Chaque genre de vie demande un détachement. Il faut que se détache d’elle-mêmeet se dénoue l’âme des époux, l’âme des fiancés. Autrement il n’y a pas d’amourpossible, mais un égoïsme cherché dans l’autre. A l’extrême pointe de l’amour setrouve l’amour de Dieu, don total et réciproque de l’un à l’autre. Mais pourl’homme, Dieu est l’Autre, l’autre qui finalement se révélera, dans l’amour,comme l’être de notre être.Il est la voie, la vérité et la vie. Lui seul d’ailleurs a parcouru le chemin dans les deux sens. Il faut mettre notre main dans la sienne et partir. » Yves RAGUIN, s.j. (Jésuite et Sinologue).
Voilà, avec toute la simplicité d’un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (ou d’ailleurs), ce que j’ai au fond du cœur, au fond de moi ; ce qui me motive pour marcher tant d’heures, pour en baver (soyons clairs), mais c’est un vrai bonheur.
Ca fait du bien, beaucoup de bien. Marcher humblement avec son Dieu, quel bonheur. J’atteste que c’est possible.
Priez pour moi, je prie pour vous.
La réponse est très simple, on la trouve écrite dans un bouquin qui a été écrit il y a bien longtemps ; la Bible.
J’en extrais seulement deux passages :
-Le premier m’interpelle depuis des dizaines d’années. Il est dans le Deutéronomeau chapitre 8, versets 2-3 :« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait connaître la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour te faire découvrir quel’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »
Il y a également un texte du prophète Michée au chapitre 6, verset 8 :« On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : riend’autre que d’accomplir la justice, d’aimer avec miséricorde et de marcherhumblement avec ton Dieu. »
En écho à cela voici un texte que j’ai découvert il y a quelques semaines,pendant le Carême, dans le livre de prière de tous les jours MAGNIFICAT :« Je partirai avant le jour pour la sainte montagne sur la Parole du Seigneur …Je marcherai en sa présence Au pas de sa lumière. Je goûterai dans le désert le silence où résonne chaque parole du Seigneur …Je veux offrir à son attente le fruit secret de la confiance. Je puiserai en plein midi mon courage et ma force dans la parole du Seigneur …Je garderai l’écoute ardente jusqu’à la source des eaux vives. Quarante jours, quarante nuits avant l’aube de Pâques où la Parole s’accomplit : déjà s’élève dans l’Eglise L’action de grâce pour l’alliance. »
Depuis mon crapahutage à TAMANRASSET, en 2005, j’attendais de retourner dans le désert ; c’est si beau et ça porte tant à la méditation… Je n’aurais jamais pensé qu’un jour le désert se situerait dans le sud de la France et le nord de l’Espagne … Ils sont fous ces romains ….
Voici enfin un texte de méditation proposé par MAGNIFICAT, le mardi 31 mars 2009, et qui m’a beaucoup parlé alors que je me préparais à partir sur le chemin : « Partir. Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visibledans le lointain … A l’aube, il faut partir. Il faut dire adieu. La séparation, finalement, n’est pas dans l’éloignement mais dans le détachement. Oui, quand tu veux prier, il faut ouvrir ta maison et dénouer ton âme à Dieu. Chaque genre de vie demande un détachement. Il faut que se détache d’elle-mêmeet se dénoue l’âme des époux, l’âme des fiancés. Autrement il n’y a pas d’amourpossible, mais un égoïsme cherché dans l’autre. A l’extrême pointe de l’amour setrouve l’amour de Dieu, don total et réciproque de l’un à l’autre. Mais pourl’homme, Dieu est l’Autre, l’autre qui finalement se révélera, dans l’amour,comme l’être de notre être.Il est la voie, la vérité et la vie. Lui seul d’ailleurs a parcouru le chemin dans les deux sens. Il faut mettre notre main dans la sienne et partir. » Yves RAGUIN, s.j. (Jésuite et Sinologue).
Voilà, avec toute la simplicité d’un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (ou d’ailleurs), ce que j’ai au fond du cœur, au fond de moi ; ce qui me motive pour marcher tant d’heures, pour en baver (soyons clairs), mais c’est un vrai bonheur.
Ca fait du bien, beaucoup de bien. Marcher humblement avec son Dieu, quel bonheur. J’atteste que c’est possible.
Priez pour moi, je prie pour vous.

Ils ont fait 31 km aujourd'hui, wahooo ....

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