
jeudi 30 avril 2009
mercredi 29 avril 2009
Direct News

Aujourd’hui, je ne parlerai pas du chemin proprement dit mais de spiritualité parce que j’ai été profondément marqué par un événement tout à fait inattendu.
Nous arrivons complètement fourbus au gîte à Lascabane, un tout petit village du Lot. François me demande si on va à la messe. A priori c’est oui, mais il y a une difficulté sérieuse l’église est à deux km du gîte : une demi-heure de marche, or nous avons du mal à mettre un pied devant l’autre. Par chance, la personne qui nous reçoit nous propose de nous y conduire : OK.
Et alors là, nous participons à quelque chose d’exceptionnel. Le prêtre, avant de commencer la célébration, nous annonce tout simplement qu’il va laver les pieds de tous les pèlerins présents en signe d’accueil ! Il nous donne avec simplicité la raison de ce geste en citant des extraits de la règle rédigée par Saint Benoît lorsqu’il a fondé l’ordre bénédictin, vers l’an 480 ou 490. Au chapitre 53, il demande à ses moines, au sujet de l’accueil : « Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ, car il dira un jour : J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu. … C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin particulier, car, en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit. »
Nous étions une bonne vingtaine de pèlerins ; chacun a eu droit à ce signe d’accueil vraiment émouvant.
Ce geste ne sort pas de n’importe où. Il est rapporté par l’évangéliste Jean, au chapitre 13. En voici quelques extraits. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père … Jésus se lève de table, quitte son vêtement et prend un linge qu’il se noue à la ceinture, puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. … Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit : Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. »
Quand on vous dit qu’il se passe des choses étonnantes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ! Je peux vous assurer que ceci restera gravé dans ma mémoire pour toujours.
Nous arrivons complètement fourbus au gîte à Lascabane, un tout petit village du Lot. François me demande si on va à la messe. A priori c’est oui, mais il y a une difficulté sérieuse l’église est à deux km du gîte : une demi-heure de marche, or nous avons du mal à mettre un pied devant l’autre. Par chance, la personne qui nous reçoit nous propose de nous y conduire : OK.
Et alors là, nous participons à quelque chose d’exceptionnel. Le prêtre, avant de commencer la célébration, nous annonce tout simplement qu’il va laver les pieds de tous les pèlerins présents en signe d’accueil ! Il nous donne avec simplicité la raison de ce geste en citant des extraits de la règle rédigée par Saint Benoît lorsqu’il a fondé l’ordre bénédictin, vers l’an 480 ou 490. Au chapitre 53, il demande à ses moines, au sujet de l’accueil : « Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ, car il dira un jour : J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu. … C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin particulier, car, en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit. »
Nous étions une bonne vingtaine de pèlerins ; chacun a eu droit à ce signe d’accueil vraiment émouvant.
Ce geste ne sort pas de n’importe où. Il est rapporté par l’évangéliste Jean, au chapitre 13. En voici quelques extraits. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père … Jésus se lève de table, quitte son vêtement et prend un linge qu’il se noue à la ceinture, puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. … Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit : Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. »
Quand on vous dit qu’il se passe des choses étonnantes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ! Je peux vous assurer que ceci restera gravé dans ma mémoire pour toujours.
Qui est qui ?

Juste une réponse à Loïc qui réclame fréquemment des photos en gros plan des deux pèlerins. En voici une, avec à la clé un grand concours.
Question unique :qui est François, qui est Louis ?
Dès mon retour à la maison, j'offrirai un billet de train Porchefontaine - Viroflay à tous les gagnants. Promis."...
mardi 28 avril 2009
Direct News
Etape très difficile parce que longue et dans des conditions météo exécrables. De la pluie, encore de la pluie, avec une très grosse averse et du vent dès le départ. Echaudé, ou plutôt, humidifié à l’excès par l’expérience d’avant-hier, je prends l’option de ne pas mettre le surpantalon, quitte à avoir les jambes du pantalon bien mouillées. C’est ce qui se passe effectivement, mais il y a tellement d’eau que cette fois ce sont les chaussettes qui se trouvent concernées ; on peut y entendre des flops, flops, ce qui est loin d’être bon pour les pieds. Ce n’est pas le pied.
L’arrivée sur Cahors est terrible. Une descente qui n’en finit pas avec une pente invraisemblable. Ce qui reste de jus dans les cuisses et les genoux est consommé. L’arrivée au gîte se fait comme l’escargot dont on a parlé l’autre jour.
Malgré tout, messe à la cathédrale Saint-Etienne. A l’issue de celle-ci, le célébrant demande aux éventuels pèlerins de le rejoindre devant l’autel. Nous sommes 14 sur les 20-25 personnes qui ont assisté à la messe. Il en est manifestement heureux, la veille il n’y en avait qu’un. Entre pèlerins, nous sommes heureux de retrouver ceux avec qui nous avons fraternisé lors d’une étape précédente. Il faut dire que nous avons peu de chances de nous rencontrer sur le chemin compte tenu des départs échelonnés dans le temps, et en plus depuis des gîtes divers.
Le prêtre nous fait un grand cadeau, qui nous touche, en nous donnant un accès exceptionnel (à cette heure) au cloître : c’est une véritable merveille parfaitement conservée. A voir absolument lors d’un passage à Cahors.
L’arrivée sur Cahors est terrible. Une descente qui n’en finit pas avec une pente invraisemblable. Ce qui reste de jus dans les cuisses et les genoux est consommé. L’arrivée au gîte se fait comme l’escargot dont on a parlé l’autre jour.
Malgré tout, messe à la cathédrale Saint-Etienne. A l’issue de celle-ci, le célébrant demande aux éventuels pèlerins de le rejoindre devant l’autel. Nous sommes 14 sur les 20-25 personnes qui ont assisté à la messe. Il en est manifestement heureux, la veille il n’y en avait qu’un. Entre pèlerins, nous sommes heureux de retrouver ceux avec qui nous avons fraternisé lors d’une étape précédente. Il faut dire que nous avons peu de chances de nous rencontrer sur le chemin compte tenu des départs échelonnés dans le temps, et en plus depuis des gîtes divers.
Le prêtre nous fait un grand cadeau, qui nous touche, en nous donnant un accès exceptionnel (à cette heure) au cloître : c’est une véritable merveille parfaitement conservée. A voir absolument lors d’un passage à Cahors.
Cahors - une jeune ville de 2000 ans
Peu de villes ont une histoire aussi riche que Cahors.L'âpreté avec laquelle les princes de tous les temps se sont disputés sa possession en dit long : du romain Jules César ou du franc Théodebert au roi de Navarre Henri IV en passant par les prétentions anglaises de Richard Coeur de Lion, plus tard du Prince Noir... Au sein même de la cité le conflit s'éternise entre évêques, consuls puis sénéchaux pour s'arroger le pouvoir.Et pourtant, à l'époque gallo-romaine, Cahors sera une place commerciale forte de l'Empire. A l'époque médiévale, elle sera une place financière forte de la Chrétienté.A la Renaissance, elle sera une place artisanale et industrielle forte de la France.Cahors reste aujourd'hui une des villes moyennes les plus dynamiques de France."
Cahors - les vins
A.O.C. - Appellation d'Origine Contrôlée."Au Moyen-âge où l'on ne connaissait pas le liège, les vins transportés par barriques ne résistaient guère à l'épreuve du temps. Tous finissaient le voyage oxydés, piquants, au point qu'on devait les couper d'eau pour les boire. Tous à l'exception du Cahors. Il ne vieillissait pas et gardait intacte la fraîcheur de ses parfums malgré les chaos des courses maritimes (...) Or voici que quelques siècles plus tard, les hédonistes du monde entier retrouvent le goût des vins denses et profonds (...) Le secret du vin noir ? L'alchimie entre un sol, un cépage et des hommes. Nulle part ailleurs que dans la vallée du Lot le malbec (le cépage du vin de Cahors) n'a donné des vins d'une profondeur pareille (...) Le Cahors, toujours noir, continue de défier le temps. Sa vivacité et sa richesse en tanins sont les clefs de son éternelle jeunesse ..."
Cahors- Le pont Valentré
lundi 27 avril 2009
Direct News
Rien de bien particulier, si ce n’est que le métier de marcheur commence à rentrer. Je découvre que la difficulté d’une étape n’est pas liée uniquement à sa longueur et à la dénivellation, mais aussi à la fatigue accumulée la veille lors d’une étape longue, cette fatigue ne pouvant pas être complètement résorbée en une seule nuit. Désormais, nous serons méfiants car de nouvelles étapes longues sont attendues.
Histoire de Saint-Jacques - Santiago de Compostela
Le pèlerinage de Saint-Jacques est né de la découverte vers l'an 800 du sépulcre de Saint-Jacques, frère de Saint-Jean et grand martyr de la chrétienté.Saint Jacques aurait eu pour mission de prêcher la parole du Christ dans la péninsule Ibérique. Rentré en Palestine, il est décapité sous l'ordre du roi juif Hérode Agrippa. Son corps livré en pâture aux chiens. Recueillie par ses compagnons, sa dépouille est portée dans une embarcation. Guidée par un ange, l'esquif franchit Gibraltar, puis s'échoue plus tard sur les côtes de Galice.
Vers 800, l'ermite Pelagius reçoit en rêve le lieu du tombeau de Saint-Jacques. Une étoile le guide alors vers un champ, où se trouve le tombeau, c'est le champ de l'étoile, le "campus stellae" qui donnera Compostelle. La nouvelle connue, le Roi Alphonse II fait alors ériger une église. Car très vite arrivent les pèlerins.
Les grands de l'époque ne restent pas indifférents au nouveau lieu. Après l'évêque du Puy, Godescalac, c'est au tour de Raymond II, Comte du Rouergue de prendre la route de Compostelle. Mais il est tué en route par les Sarrasins. Ceux-ci s'emparent d'ailleurs du sanctuaire en 997 vite repris par les Chrétiens. Du coup, Compostelle devient un des symboles de la Reconquista, cette lutte multiséculaire pour arracher l'Espagne à l'Islam. Saint-Jacques prend le surnom de "matamore", le tueur de Maures. Autant que les Croisades, Compostelle attire preux chevaliers venus guerroyer avec l'infidèle et obtenir ainsi le pardon de leurs fautes
dimanche 26 avril 2009
Carjac
Cajarc peut se réclamer d'un très long passé : de nombreux dolmens, village gallo-romain, le colon romain Caïus HEBRAROUS bâtit sur un éperon rocheux au centre du cirque de falaises une construction fortifiée, "maison de l'Hébrardie". La cité s'organisa autour de ce château et prit le nom de Caïag puis Caïar et Cajarc.
Direct News
Encore une étape de liaison : 31 km, 8 heures de marche, 8 heures sous une pluie ininterrompue. Dès la sortie de Figeac, nous avons une bonne petite grimpette : transpiration. Compte tenu de l’humidité ambiante, l’effet de cette transpiration se fait sentir toute la journée. J’ai l’impression de marcher pendant 8 h dans une immense baignoire. Il faut dire que j’ai commis une grosse erreur lorsque j’ai acheté mon surpantalon. Il est très bien pour faire du bateau, du dériveur par exemple, parce qu’il est bien étanche. L’ennui, c’est que cette bonne étanchéité devient un gros défaut lorsqu’il s’agit de marche de longue durée ; il n’y a aucune ventilation intérieure. Bravo ! J’en arrive à penser à Monique qui dit fréquemment que pour comprendre nos réactions d’adulte il faut remonter à notre vécu d’enfant. J’expérimente à cette occasion le vécu d’un petit enfant qui vient juste de dépasser le stade des couches. Un petit accident se produit et il arrive vers sa mère en pleurant (et en marchant les jambes écartées) : « Maman, j’ai fait pipi dans ma culotte ».
Foi d’adulte, c’est insupportable.
Le grand jeu du jour : « Entre François et Louis, lequel a toujours chaud et, bien entendu, lequel a toujours froid ? »
Foi d’adulte, c’est insupportable.
Le grand jeu du jour : « Entre François et Louis, lequel a toujours chaud et, bien entendu, lequel a toujours froid ? »
samedi 25 avril 2009
Day 11 (25 avril) LIVINHAC-LE-HAUT - FIGEAC (21km)

Figeac Ville d'Art et d'Histoire.
Au carrefour de l'Auvergne, du Rouergue et du Quercy s'est développée l'une des villes les plus florissantes du midi médiéval. Riche ville marchande du Moyen-Age, Figeac est aujourd'hui connue pour l'exceptionnelle qualité de son patrimoine : les rues étroites et tortueuses séduisent le visiteur et l'emmènent à la découverte de demeures qui, modestes ou luxueuses, révèlent l'histoire de la ville et de ses habitants.
Direct News
Une étape de liaison sans aspect particulier. Marcher humblement avec ton Dieu." Cela n'est pas naturel, pour moi, d'où la nécessité de prendre quelques leçons. ..
1 ère leçon
Il y a 4 - 5 jours, nous avions réservé une chambre pour deux personnes. Elle contenait trois lits. Face à l'affluence des pèlerins, le propriétaire du gîte nous demande si nous accepterions un troisième homme. Pas de problème, c'est OK. Coucher à 21 h. Notre invité se révèle être un vrai bolide de l'endormissement (et je m'y connais dans la matière) : moins de 10 secondes après avoir fermé le livre qu'il lisait, il est déjà endormi. J'admire la performance. Sauf que dans les cinq secondes qui suivent, la chambre est remplie d'un énorme ronflement. Bravo les gars. Je râle en moi-même, je m'énerve (normal non ?). Une tentative du côté des boules Quiès. Zéro. Le sommeil finit toutefois par arriver. Le lendemain, au petit déjeuner, je fais part de mon agacement à François, juste pour parler ... Sauf que François me répond gentiement "Mais tu sais, Louis, quand tu t'es endormi, tu as ronflé deux fois plus fort que lui." Bon. Ben, voilà ... Pas très agréable à entendre, mais si c'est la vérité ... J'ai pensé immédiatement à ma chère Monique à qui je fais subir régulièrement ce type de traitement. Je lui ai demandé un télépardon.
2ème leçon
Dans l'Aubrac, nous progressons sur un chemin bien approvisionné en boue. Comme nous y enfonçons au point de craindre sérieusement que cette belle matière ne finisse par rentrer dans nos chaussures (pourtant hautes) nous marchons sur les côtés qui sont loins d'être plats ; en fait ils forment un vé bien prononcé.Tout d'un coup, j'ai un mauvais réflexe. Peut-être me suis-je cru au ski et qu'il fallait mettre les carres. Sauf que les chaussures de marche n'ont pas de carres. Erreur funeste payée cash car mon pied amont part en dérapage bien latéral, sur sa trajectoire il rencontre rapidement le pied aval et l'embarque sur le côté. Résultat : je m'écroule à la verticale. Heureusement que le haut ducorps tombe sur le bord du chemin ; mais alors, pour ce qui est des pieds et des jambes !.. Ils nagent dans une boue bien épaisse et collante. Je peux vous dire que dans une telle situation on n'est pas très fier de soi. Ca ramène vite à une perception concrète des choses de la vie. Le plus amusant, c'est que cet incident m'a amené à penser à mon arrière,arrière-arrière ... arrière-grand'père : un certain Adam, dont le nom signifie en hébreux "le glébeux". J'étais bel et bien dans la glèbe. Je me suis suis reconnu de sa lignée.
3 ème leçon
L'écart qu'il peut y avoir entre ce que l'on souhaite faire dans la vie et ce que l'on peut faire réellement. Un exemple : François, dans un accès violent de super forme, me distance sérieusement parce que j'e suis arrêté pour prendre une belle photo (j'en ai déjà fait 50 en dix jours. Quel tri à faire !). Je me dis : "Pas de problème, je vais remonter mon retard rapidement". Eh bien non. J'ai ramé derrière lui sur une bonne distance : on n'a pas toujours les moyens de ses idées ou de ses envies.
A suivre
1 ère leçon
Il y a 4 - 5 jours, nous avions réservé une chambre pour deux personnes. Elle contenait trois lits. Face à l'affluence des pèlerins, le propriétaire du gîte nous demande si nous accepterions un troisième homme. Pas de problème, c'est OK. Coucher à 21 h. Notre invité se révèle être un vrai bolide de l'endormissement (et je m'y connais dans la matière) : moins de 10 secondes après avoir fermé le livre qu'il lisait, il est déjà endormi. J'admire la performance. Sauf que dans les cinq secondes qui suivent, la chambre est remplie d'un énorme ronflement. Bravo les gars. Je râle en moi-même, je m'énerve (normal non ?). Une tentative du côté des boules Quiès. Zéro. Le sommeil finit toutefois par arriver. Le lendemain, au petit déjeuner, je fais part de mon agacement à François, juste pour parler ... Sauf que François me répond gentiement "Mais tu sais, Louis, quand tu t'es endormi, tu as ronflé deux fois plus fort que lui." Bon. Ben, voilà ... Pas très agréable à entendre, mais si c'est la vérité ... J'ai pensé immédiatement à ma chère Monique à qui je fais subir régulièrement ce type de traitement. Je lui ai demandé un télépardon.
2ème leçon
Dans l'Aubrac, nous progressons sur un chemin bien approvisionné en boue. Comme nous y enfonçons au point de craindre sérieusement que cette belle matière ne finisse par rentrer dans nos chaussures (pourtant hautes) nous marchons sur les côtés qui sont loins d'être plats ; en fait ils forment un vé bien prononcé.Tout d'un coup, j'ai un mauvais réflexe. Peut-être me suis-je cru au ski et qu'il fallait mettre les carres. Sauf que les chaussures de marche n'ont pas de carres. Erreur funeste payée cash car mon pied amont part en dérapage bien latéral, sur sa trajectoire il rencontre rapidement le pied aval et l'embarque sur le côté. Résultat : je m'écroule à la verticale. Heureusement que le haut ducorps tombe sur le bord du chemin ; mais alors, pour ce qui est des pieds et des jambes !.. Ils nagent dans une boue bien épaisse et collante. Je peux vous dire que dans une telle situation on n'est pas très fier de soi. Ca ramène vite à une perception concrète des choses de la vie. Le plus amusant, c'est que cet incident m'a amené à penser à mon arrière,arrière-arrière ... arrière-grand'père : un certain Adam, dont le nom signifie en hébreux "le glébeux". J'étais bel et bien dans la glèbe. Je me suis suis reconnu de sa lignée.
3 ème leçon
L'écart qu'il peut y avoir entre ce que l'on souhaite faire dans la vie et ce que l'on peut faire réellement. Un exemple : François, dans un accès violent de super forme, me distance sérieusement parce que j'e suis arrêté pour prendre une belle photo (j'en ai déjà fait 50 en dix jours. Quel tri à faire !). Je me dis : "Pas de problème, je vais remonter mon retard rapidement". Eh bien non. J'ai ramé derrière lui sur une bonne distance : on n'a pas toujours les moyens de ses idées ou de ses envies.
A suivre
vendredi 24 avril 2009
Direct News
Journée calme de liaison. Rien de particulier à dire. J'en profite pour vous donner quelques informations sur un papier que nous emportons avec nous.
La créanciale
Autrefois, le pèlerin désirant se rendre en un sanctuaire lointain demandait une lettre de recommandation au curé de sa paroisse. Cette lettre attestait son état de pèlerin recommandable à ceux qui pouvaient lui offrir l'hospitalité. Elle lui servait aussi de laissez-passer auprès des autorités civiles, militaires et ecclésiastiques rencontrées sur sa route. Aujourd'hui, la créanciale est un signe d'accueil de l'Eglise vis-à-vis de futurs pèlerins sincères, effectuant une démarche personnelle, et ouverts à un chemin spirituel. Si cette créanciale ne saurait être considérée comme un document administratif légal, elle constitue cependant un signe fort d'appartenance au peuple des pèlerins et des itinérants. Dépuouillé de ses attributs habituels, sociaux et professionnels, le marcheur retrouve sur le chemin une identité simple de pèlerin, de chercheur de Dieu. Aujourd'hui, l'Eglise remet la « compostela » (attestation de pèlerinage) à l'accueil de la cathédrale de Saint-Jacques, au vu de la créanciale dûment tamponnée aux haltes quotidiennes. Pour ce qui me concerne, j'ai obtenu ma créanciale à l'évéché de Versailles. C'est Olivier LEBORGNE, vicaire général et curé intérimaire de ma paroisse, Saint-Michel à Versailles, qui m'a béni et envoyé sur le chemin.
jeudi 23 avril 2009
Day 9 (23 avril) GOLINHAC - CONQUES (16km)



Il y a des lieux vers lesquels on est attiré d'une façon toute particulière, peut-être à cause de ce que l'on a pu entendre à leur sujet. Pour moi, CONQUES est l'un d'entre eux. Je souhaitais très fort y aller ; je vous assure que la réalité a dépassé l'attente.
Une bonne marche d'approche de 6 h sous un soleil radieux. L'arrivée sur le village se fait par une descente assez difficile (de la caillasse) mais qu'elle découverte ! C'est tout simplement splendide. C'est tellement vrai que, après le gros décrassage journalier du pèlerin, j'ai repris la route, ce qui signifie que j'ai repris de l'altitude, pour pouvoir photographier le village et l'abbaye. Et là, je suis resté un bon moment pour admirer ce site unique. Vaut vraiment le détour.
Mais CONQUES, ce n'est pas seulement cela. Il y a une âme dans cette abbaye, même si les prémontrés qui l'animent ne sont que quatre. Nous avons pu participer aux vêpres, puis après le dîner nous avons eu complies. Cet office s'est terminé par une démarche impressionnante : le prieur a demandé aux personnes présentes qui continuent leur marche au-delà de CONQUES de venir vers lui. Il a donné à chacune un exemplaire de l'évangile de Marc et un signet au dos duquel il y a le chant des pèlerins de Compostelle, dont :
Tous les matins nous prenons le chemin,
tous les matins nous allons plus loin,
jour après jour la route nous appelle,
c'est la voix de Compostelle !
Ultreia ! Ultreia ! Et sus eia !
Deus adjuva nos !
Va plus loin ! Va plus loin ! Et va plus haut !
Dieu aide nous !
Puis un des Pères nous a brillamment commenté le tympan de la basilique. Un plaisir. Puis il nous a offert un concert d'orgue au cours duquel nous avons pu nous déplacer, ou rester assis. Encore du régal.
Nous avons pris la route le lendemain après avoir participé à Laudes. Quelle pêche pour partir.
CONQUES restera gravée dans ma mémoire


Le village se love au confluent du Dourdou et de l'Ouche, qui forme à cet endroit une sorte de coquille (Concha en latin, Concas en occitan) qui aurait donné son nom au village.Au nord de Rodez, au fond d'un cirque apparaît le village médiéval de Conques tassé autour de l'abbatiale Sainte-Foy, à mi-pente sur le versant ensoleillé.

mercredi 22 avril 2009
Day 8 (22 avril) SAINT-COME-D'OLT - GOLINHAC (31km)
Une grosse étape, non seulement par la distance couverte mais aussi à cause des deux grimpettes vraiment difficiles que l'on a eu à faire et le temps de marche : près de 9 heures. Nous avons été chatouiller nos limites physiques. Bien, mais à ne pas faire tous les jours. Je n'ai pas atteint ma limite en termes d'énergie mais plutôt en termes de force musculaire. Tout le monde connaît ma super musculature du type Schwarzeneger ou Rambo ; elle a toutefois été presque insuffisante pour passer certains obstacles sur le chemin, la plupart du temps des rochers incontournables, qui créaient des sortes de marches très hautes. Pour vous en donner une idée : mettez-vous dans votre cuisine, mettez vos chaussures les plus lourdes, mettez vous sur le dos un sac chargé à 12 kg puis essayez de monter sur une chaise normale. C'est bien si vous y arrivez, c'est parfait si vous le faites 10 ou 15 fois par heure, en y ajoutant un bon paquet de marches de moindre hauteur. Le chemin de Saint-Jacques, c'est du vrai sport !
A midi, nous avons donné dans les mondanités ... Nous nous sommes invités chez Giscard à ESTAING. En réalité, nous avons dévoré notre pique-nique au pied du château. Chacun son standing.
Le soir, gite à la ferme. Ca sentait ben fort et ben bon la France profonde. Très sympa.
Nouvelle rubrique sur le blog : la pensée du jour.
« Un grand sage oriental (François) a dit un jour (aujourd'hui), très spontanément : la différence qu'il y a entre un pèlerin de Saint-Jacques et un escargot, c'est que le pèlerin ne se déplace pas sur le ventre ! (Ouf ! Profond !). Et continuant sa méditation il ajoute quelques instants plus tard : D'ailleurs l'escargot n'ira jamais jusqu'à Compostelle. » J'ai été amené à m'incliner devant une telle profondeur de pensée... Sauf que ça m'a épuisé.
Je tiens à apporter ici un correctif à un des titres récents dans lequel le webmaster se permet d'annoncer que « Louis et François offrent des fleurs à leurs épousent respectives ». NON et NON !Ceci est une fausse nouvelle. La réalité : c'est Louis qui offre un bouquet de fleurs (des pissenlits) à François pour marquer le coup à l'occasion du premier anniversaire, huit jours, de vie commune. C'est pas de l'affection ça ?


A midi, nous avons donné dans les mondanités ... Nous nous sommes invités chez Giscard à ESTAING. En réalité, nous avons dévoré notre pique-nique au pied du château. Chacun son standing.
Le soir, gite à la ferme. Ca sentait ben fort et ben bon la France profonde. Très sympa.
Nouvelle rubrique sur le blog : la pensée du jour.
« Un grand sage oriental (François) a dit un jour (aujourd'hui), très spontanément : la différence qu'il y a entre un pèlerin de Saint-Jacques et un escargot, c'est que le pèlerin ne se déplace pas sur le ventre ! (Ouf ! Profond !). Et continuant sa méditation il ajoute quelques instants plus tard : D'ailleurs l'escargot n'ira jamais jusqu'à Compostelle. » J'ai été amené à m'incliner devant une telle profondeur de pensée... Sauf que ça m'a épuisé.
Je tiens à apporter ici un correctif à un des titres récents dans lequel le webmaster se permet d'annoncer que « Louis et François offrent des fleurs à leurs épousent respectives ». NON et NON !Ceci est une fausse nouvelle. La réalité : c'est Louis qui offre un bouquet de fleurs (des pissenlits) à François pour marquer le coup à l'occasion du premier anniversaire, huit jours, de vie commune. C'est pas de l'affection ça ?

Je profite de ce petit creux dans l’information pour répondre à la question que plusieurs personnes m’ont posée : « Mais pourquoi donc te lances-tu dans cette démarche, un peu folle sous certains aspects ».
La réponse est très simple, on la trouve écrite dans un bouquin qui a été écrit il y a bien longtemps ; la Bible.
J’en extrais seulement deux passages :
-Le premier m’interpelle depuis des dizaines d’années. Il est dans le Deutéronomeau chapitre 8, versets 2-3 :« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait connaître la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour te faire découvrir quel’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »
Il y a également un texte du prophète Michée au chapitre 6, verset 8 :« On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : riend’autre que d’accomplir la justice, d’aimer avec miséricorde et de marcherhumblement avec ton Dieu. »
En écho à cela voici un texte que j’ai découvert il y a quelques semaines,pendant le Carême, dans le livre de prière de tous les jours MAGNIFICAT :« Je partirai avant le jour pour la sainte montagne sur la Parole du Seigneur …Je marcherai en sa présence Au pas de sa lumière. Je goûterai dans le désert le silence où résonne chaque parole du Seigneur …Je veux offrir à son attente le fruit secret de la confiance. Je puiserai en plein midi mon courage et ma force dans la parole du Seigneur …Je garderai l’écoute ardente jusqu’à la source des eaux vives. Quarante jours, quarante nuits avant l’aube de Pâques où la Parole s’accomplit : déjà s’élève dans l’Eglise L’action de grâce pour l’alliance. »
Depuis mon crapahutage à TAMANRASSET, en 2005, j’attendais de retourner dans le désert ; c’est si beau et ça porte tant à la méditation… Je n’aurais jamais pensé qu’un jour le désert se situerait dans le sud de la France et le nord de l’Espagne … Ils sont fous ces romains ….
Voici enfin un texte de méditation proposé par MAGNIFICAT, le mardi 31 mars 2009, et qui m’a beaucoup parlé alors que je me préparais à partir sur le chemin : « Partir. Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visibledans le lointain … A l’aube, il faut partir. Il faut dire adieu. La séparation, finalement, n’est pas dans l’éloignement mais dans le détachement. Oui, quand tu veux prier, il faut ouvrir ta maison et dénouer ton âme à Dieu. Chaque genre de vie demande un détachement. Il faut que se détache d’elle-mêmeet se dénoue l’âme des époux, l’âme des fiancés. Autrement il n’y a pas d’amourpossible, mais un égoïsme cherché dans l’autre. A l’extrême pointe de l’amour setrouve l’amour de Dieu, don total et réciproque de l’un à l’autre. Mais pourl’homme, Dieu est l’Autre, l’autre qui finalement se révélera, dans l’amour,comme l’être de notre être.Il est la voie, la vérité et la vie. Lui seul d’ailleurs a parcouru le chemin dans les deux sens. Il faut mettre notre main dans la sienne et partir. » Yves RAGUIN, s.j. (Jésuite et Sinologue).
Voilà, avec toute la simplicité d’un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (ou d’ailleurs), ce que j’ai au fond du cœur, au fond de moi ; ce qui me motive pour marcher tant d’heures, pour en baver (soyons clairs), mais c’est un vrai bonheur.
Ca fait du bien, beaucoup de bien. Marcher humblement avec son Dieu, quel bonheur. J’atteste que c’est possible.
Priez pour moi, je prie pour vous.
La réponse est très simple, on la trouve écrite dans un bouquin qui a été écrit il y a bien longtemps ; la Bible.
J’en extrais seulement deux passages :
-Le premier m’interpelle depuis des dizaines d’années. Il est dans le Deutéronomeau chapitre 8, versets 2-3 :« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait connaître la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour te faire découvrir quel’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »
Il y a également un texte du prophète Michée au chapitre 6, verset 8 :« On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : riend’autre que d’accomplir la justice, d’aimer avec miséricorde et de marcherhumblement avec ton Dieu. »
En écho à cela voici un texte que j’ai découvert il y a quelques semaines,pendant le Carême, dans le livre de prière de tous les jours MAGNIFICAT :« Je partirai avant le jour pour la sainte montagne sur la Parole du Seigneur …Je marcherai en sa présence Au pas de sa lumière. Je goûterai dans le désert le silence où résonne chaque parole du Seigneur …Je veux offrir à son attente le fruit secret de la confiance. Je puiserai en plein midi mon courage et ma force dans la parole du Seigneur …Je garderai l’écoute ardente jusqu’à la source des eaux vives. Quarante jours, quarante nuits avant l’aube de Pâques où la Parole s’accomplit : déjà s’élève dans l’Eglise L’action de grâce pour l’alliance. »
Depuis mon crapahutage à TAMANRASSET, en 2005, j’attendais de retourner dans le désert ; c’est si beau et ça porte tant à la méditation… Je n’aurais jamais pensé qu’un jour le désert se situerait dans le sud de la France et le nord de l’Espagne … Ils sont fous ces romains ….
Voici enfin un texte de méditation proposé par MAGNIFICAT, le mardi 31 mars 2009, et qui m’a beaucoup parlé alors que je me préparais à partir sur le chemin : « Partir. Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visibledans le lointain … A l’aube, il faut partir. Il faut dire adieu. La séparation, finalement, n’est pas dans l’éloignement mais dans le détachement. Oui, quand tu veux prier, il faut ouvrir ta maison et dénouer ton âme à Dieu. Chaque genre de vie demande un détachement. Il faut que se détache d’elle-mêmeet se dénoue l’âme des époux, l’âme des fiancés. Autrement il n’y a pas d’amourpossible, mais un égoïsme cherché dans l’autre. A l’extrême pointe de l’amour setrouve l’amour de Dieu, don total et réciproque de l’un à l’autre. Mais pourl’homme, Dieu est l’Autre, l’autre qui finalement se révélera, dans l’amour,comme l’être de notre être.Il est la voie, la vérité et la vie. Lui seul d’ailleurs a parcouru le chemin dans les deux sens. Il faut mettre notre main dans la sienne et partir. » Yves RAGUIN, s.j. (Jésuite et Sinologue).
Voilà, avec toute la simplicité d’un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (ou d’ailleurs), ce que j’ai au fond du cœur, au fond de moi ; ce qui me motive pour marcher tant d’heures, pour en baver (soyons clairs), mais c’est un vrai bonheur.
Ca fait du bien, beaucoup de bien. Marcher humblement avec son Dieu, quel bonheur. J’atteste que c’est possible.
Priez pour moi, je prie pour vous.

Ils ont fait 31 km aujourd'hui, wahooo ....
Messages à destination de nos Pèlerins
Salut nous aussi nous avons eu de la pluie en abondance dans l’Aubrac l’an dernier, nous en sommes revenus , aussi nous compatissons et nous voyons que tu progresses bien. Je crois que c’est une région où il pleut tout le temps
amitiés
STEPH
Et bien après la grosse étape du jour, voilà une belle halte pour trouver le réconfort après tant d'efforts ! Une pensée pour vous.
A bientôt pour partager le temps d'un week-end quelques petits pas sur le long chemin.
Carol
stephane.poullet a dit…
courage tu tiens le bon bout c'est joli Estaing n'est ce pas
stephane
amitiés
STEPH
Et bien après la grosse étape du jour, voilà une belle halte pour trouver le réconfort après tant d'efforts ! Une pensée pour vous.
A bientôt pour partager le temps d'un week-end quelques petits pas sur le long chemin.
Carol
stephane.poullet a dit…
courage tu tiens le bon bout c'est joli Estaing n'est ce pas
stephane
Estaing
Situé dans le nord Aveyron, à l'entrée des gorges du Lot, à 320m d'altitude, au pied des Monts d'Aubrac, cette cité à su préserver une qualité de vie dont témoignent les saveurs du pays d'OLT : tripous, truites, cèpes, farçous, fois gras, cous farcis et confits, fromages de brebis, miel, sans oublier le vin d'Estaing.mardi 21 avril 2009
Day 7 (21 avril) SAINT-CHELY-D'AURAC - SAINT-COME-D'OLT (16 km)
Au pied des contreforts de l'Aubrac et non loin des grands causses, Saint Come d'Olt est une étape appréciée et reconnue sur le chemin de St-Jacques de Compostelle.Véritable bijou délicatement posé dans un écrin, la verdoyante et fertile vallée du Lot où serpente la rivière qui lui a donné une partie de son nom le LOT (olt en patois), St-Côme d'Olt est une cité de type médiéval possédant un tour de ville (vestiges d'anciens fossés) jallonné d'anciennes demeures baties aux alentours des XVe et XVIe siécles.16 kms Une étape courte, relativement facile. Rien de particulier en dehors de la beauté des paysages. Mais alors ! désormais un lieu commun, la boue ! Je n’ai jamais eu des vêtements et des chaussures aussi sales depuis les sorties combat que nous faisions pendant les classes au service militaire. Dingue !Arrivée à 13 h 30 au couvent des Ursulines à SAINT-COME d’OLT. Comme toujours, un accueil plus que chaleureux : fraternel. Une qualité des chambres qui n’a rien à envier à celle des meilleurs gîtes que nous avons eu jusqu’à présent ; un repas simple, bon et copieux.

Première semaine :

Messages à destination de nos Pèlerins
Cher Louis,
Chaque matin de bonne heure, en ouvrant mon ordinateur, je me dirige sur ton site pour avoir de tes nouvelles.
Que la pluie peut être bienfaisante, mais pas dans l'Aubrac.
Tu verras peu à peu pendant tes heures de marche que dans le fonds de ton être, tu retrouveras la Trinité qui y est venue s'y installer le jour de ton baptême.
A demain.
Amitiés.
JJ C
Chaque matin de bonne heure, en ouvrant mon ordinateur, je me dirige sur ton site pour avoir de tes nouvelles.
Que la pluie peut être bienfaisante, mais pas dans l'Aubrac.
Tu verras peu à peu pendant tes heures de marche que dans le fonds de ton être, tu retrouveras la Trinité qui y est venue s'y installer le jour de ton baptême.
A demain.
Amitiés.
JJ C
lundi 20 avril 2009
Day 6 (20 avril) NASBINALS - SAINT-CHELY-D'AUBRAC (16 km)

Saint-Chély-d'Aubrac est un village halte sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le tronçon Nasbinals, Aubrac, Saint-Chély d'Aubrac (17 km) et le Pont des Pèlerins à Saint-Chély, est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité (Chemin de Compostelle, voie du Puy-en-Velay, UNESCO, décembre 1998). Le point culminant du canton se situe aux Truques (1442 m) près du Buron de Canuc.Le sommet de l'Aubrac et de l'Aveyron se situe, quant à lui, au Mailhebiau à 1 471 m d'altitude. Il est l'un des huit plus petits cantons de France par sa population (moins de mille habitants), mais il est parmi les plus grands par sa superficie (3 fois la ville de Lyon). Cas extrêmement rare, sinon unique en France, le canton est constitué de seulement deux communes : Condom d'Aubrac et Saint-Chély d'Aubrac.
Mais qui donc a pu nous dire que ce serait une journée facile ? Seulement 16 kms couverts en 4 h 15, du moins selon les guides de GR. Et surtout de la descente : on doit perdre dans les 300 m d’altitude. Tu parles ! La marche commence par une grimpette qui dure 2 h 30 et qui nous mène jusqu’au col Aubrac à plus de 1300 m d’altitude. Oui mais, dans quelles conditions de marche. La gadoue d’hier c’était de la propreté Bonux comparée à ce que nous avons eu aujourd’hui.
Il faut dire que dès le départ du gîte, ce matin, nous avons eu la grande joie de procéder à la mise en service de l’équipement complet anti-pluie : poncho, sur-pantalon imperméable, chapeau + capuche. Il a en effet plus abondamment toute la nuit et ça continue. Seules les photos que nous avons prises vous permettront de comprendre ce qu’est un terrain humide. Je n’ai jamais vu ça. Le franchissement des ruisseaux, qui d’ailleurs n’en sont pas, il vaudrait mieux parler de « micro-deltas », est souvent délicat car le sol porte mal. La meilleure preuve : un premier crash signé François. Plus de boue que de mal, car il est tombé de l’autre côté du ruisseau. Une bonne rigolade de ma part qui a porté ses fruits rapidement : un deuxième crash, cette fois-ci le crashé c’est moi. Exactement dans les mêmes conditions : on fait très attention à « où l’on met les pieds », et puis votre fils vous appelle au téléphone, distraction entraînant une analyse insuffisante de la résistance du terrain. On met le pied sur un paquet de terre qui vous paraît solide, erreur : il est bouffé par l’eau, donc il s’efface complètement : c’est le bonheur intégrale car vous enfoncez de plus de 20 cm dans la boue. Pas de problème, comme vous avez encore un peu de réflexes vous prenez une contre-mesure de sauvetage en plantant votre bâton de marche là où il faut, manque de chance il s’enfonce de plus de trente cms dans le sol. Résultat : un tas de viande par terre. 1 à 1.
Nous poursuivons notre progression vers le col. Nous sommes désormais complètement dans les nuages ce qui nous donne parfois une visibilité inférieure à 50 m. A certains endroits il n’y a carrément plus de chemin, nous sommes dans les champs : passages très difficiles de quelques « portes » qui ne peuvent être franchies que par des personnes et non par des animaux. Cf les photos folklos qui viendront plus tard. Il y a encore quelques plaques de neige ; ça nous fait plaisir de les voir. On y voit très bien la trace des pas des pèlerins qui nous précèdent : la neige est sale à cause des paquets de boue emportés par les chaussures.
Au col nous rencontrons un petit groupe de pèlerins qui nous disent qu’un habitant du coin leur a fortement déconseillé d’emprunter le GR pour la descente sur SAINT-CHELY. Trop dangereux à cause de la pluie qui rend glissant les nombreux cailloux et rochers qui l’encombrent. Par prudence, nous prenons la route.

Une journée de pluie.


Messages à destination de nos Pèlerins
bonsoir à vous 2 de la part d'une inconnue qui revient des bords du pacifique avec une action de grace pour la création ; que c'était beau
XXX
Bonjour Louis et François.Je me réjouis de votre aventure de pèlerins.En communion de pensée et de prière. Nous partons à la Roche d'Or ce jour pour une semaine de retraite spirituelle.Amitiés.
Denis Jacob
Courage Louis , J'ai régulièrement une petite pensée pour vous 2 dont l'expérience physique et spirituelle commence à donner envie ! Vous traversez la région de mes ancetres paternels .... mon père est très fier d'etre d'une famille ayant su résister aux affres du Gévaudan !!! Très amicalement .
Anne .
---------------------------------------------------------------------------
Si vous aussi vous souhaitez laisser un message, envoyez moi un email : loic.tanguy@oracle.com
la route est longue et difficile, tous vos encouragements réguliers seront les bienvenus.
Loic, le webmaster.
XXX
Bonjour Louis et François.Je me réjouis de votre aventure de pèlerins.En communion de pensée et de prière. Nous partons à la Roche d'Or ce jour pour une semaine de retraite spirituelle.Amitiés.
Denis Jacob
Courage Louis , J'ai régulièrement une petite pensée pour vous 2 dont l'expérience physique et spirituelle commence à donner envie ! Vous traversez la région de mes ancetres paternels .... mon père est très fier d'etre d'une famille ayant su résister aux affres du Gévaudan !!! Très amicalement .
Anne .
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Si vous aussi vous souhaitez laisser un message, envoyez moi un email : loic.tanguy@oracle.com
la route est longue et difficile, tous vos encouragements réguliers seront les bienvenus.
Loic, le webmaster.
dimanche 19 avril 2009
Day 5 (19 avril) AUMONT- AUBRAC - NASBINALS (27 km)
Cette fois-ci, nous sommes vraiment dans l’Aubrac. Cette étape est vue par les pèlerins de manières diverses : avec bonheur car on y voit de grands et beaux espaces, avec crainte à cause des difficultés de progression dues au terrain. On vous annonce des clôtures de barbelés, des escalades de murets de pierres, de la gadoue … J’ai compris que tout cela n’est pas faux. Le pays est certes pauvre et très peu habité, mais les espaces sont superbes. Vivement que je trouve un moyen technique pour vous montrer des photos. Par contre, les chemins !… Au fait, c’est quoi un chemin ? Je crois n’avoir jamais circulé dans autant de boue de ma vie ! A certains endroits, l’eau, qui ruisselle de partout, confond lit de ruisseau et chemin. C’est de là que vient la nécessité de franchir des clôtures pour avancer sur un terrain un peu moins détrempé ; encore que. Ici, il y a de l’eau partout, mais absolument partout. Ca coule de partout ; le sol est complètement saturé d’eau à cette période de l’année. Heureusement que le temps a été clément toute la journée. Difficile mais superbe.
Cette étape est la plus longue pour le moment : 7 heures de marche. A la fin, il était temps d’arriver à NASBINALS. Quelle joie d’apercevoir le village en arrivant au sommet de notre dernière colline !
Aujourd’hui, nous avons franchi le cap des 100 kms. A quand celui des 500 ???


Cette étape est la plus longue pour le moment : 7 heures de marche. A la fin, il était temps d’arriver à NASBINALS. Quelle joie d’apercevoir le village en arrivant au sommet de notre dernière colline !
Aujourd’hui, nous avons franchi le cap des 100 kms. A quand celui des 500 ???


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